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1999 - 2003 avec André Ducasse

Le cinquième Directeur Général, André Ducasse prend ses fonctions en février 1999.Il élargit l’équipe de Direction, en concertation avec Pierre Chavel, Directeur du Laboratoire Charles Fabry :

  • Gérald Roosen est nommé Directeur Adjoint du Laboratoire
  • Jean-Michel Jonathan Directeur Adjoint de l’Ecole Supérieure d’Optique
  • Nathalie Westbrook prend le relais de Jean Taboury à la Direction des études de l’Ecole en 2001
  • Nicole Abrial, Secrétaire Générale, assure depuis fin 2000 la direction administrative et financière de l'Institut
  • Joël Corno est confirmé dans sa direction technique de l’établissement
  • Une structure interne de transfert de technologies vers les milieux industriels, IOTech, est créée. La responsabilité en est confiée à Patrick Georges.

Alain Aspect, tout en élargissant les activités de recherche de son groupe, joue un rôle important de conseiller de la Direction. Il est élu à l’Académie des Sciences en 2002.

L’Institut est l’un des principaux moteurs avec le CNRS et un certain nombre d’industriels (Alcatel, Thales, ..) de la création de l'association Opticsvalley qui a pour mission de coordonner, d’animer et de conforter le potentiel de l’Ile de France en optique.

L’Institut s’implique, avec l’Université Paris-Sud, dans la création d’une plate-forme de caractérisation et de métrologie gérée par Opticsvalley. Son potentiel de métrologie sera transféré dans cette nouvelle structure et constituera le premier noyau d’un ensemble métrologique plus ambitieux.

Au Laboratoire Charles Fabry, la politique consiste à couvrir un spectre de plus en plus large de recherches dans le vaste secteur de l’optique, en allant de l’amont à l’aval. Il s’agit de s’investir dans des recherches sur des technologies optiques du futur, mais aussi dans des études en relation directe avec les entreprises, sur des technologies ayant déjà pénétré le secteur industriel. Les domaines couverts comprennent : l’optique en physique atomique et quantique, les lasers, les matériaux et fonctions de l’optique non linéaire, l’optique de l’information, les composants et traitements optiques, les instruments d’optique et la métrologie.

La volonté d’affirmer une plus grande présence dans le secteur des télécommunications et d’acquérir une plus grande culture dans le domaine fondamental des semiconducteurs, se traduit par la création, avec des chercheurs venant de l’Ecole Polytechnique, d’un nouveau groupe dédié au développement de nanotechnologies pour l’optique. Un Laboratoire Commun est créé , sur ce thème, entre le Laboratoire Charles Fabry et Thales Research and Technology (TRT), associant le nouveau groupe et un groupe d’électromagnétisme des nanostructures de l’Institut à plusieurs équipes de TRT, en concertation avec l’Ecole Polytechnique.

Sur le plan de la Formation, la demande en ingénieurs opticiens croît très fortement, avec l’explosion et la diffusion des technologies optiques, malgré des fluctuations géantes de conjoncture dans certains domaines (les télécommunications optiques, en particulier).
La décision est prise de doubler sur une période de 7 ans environ les effectifs des promotions, sans diminution du niveau de recrutement : passage de promotions de 60 en 1999, à des promotions de 90 en 2002 et objectif de 120 en 2006. Pour cela le recrutement est diversifié : admissions sur titres au niveau des DEUG, DUT, maîtrises des Universités ; conventions avec l’Ecole Polytechnique et l’ENS Cachan pour une formation spécifique professionnalisante en un an et demi à l’Ecole Supérieure d’Optique ; ouverture à l’international avec conventions de doubles diplômes avec des universités étrangères.

L’enseignement est renforcé dans le domaine de la compréhension des processus physiques de base, il est élargi aux nouveaux champs de l’optique : optiques atomique et quantique, nanosciences.

La formation en apprentissage, portant sur la totalité des deux dernières années, se développe grâce à une meilleure intégration de l’esprit d’apprentissage dans le cursus, impliquant une plus forte participation des industriels et une plus grande reconnaissance des acquis en milieu industriel.

Pour développer certains aspects de formation non traités à Orsay, une antenne de l’Institut est créée à St-Etienne. Un cinquième de la promotion ira, à partir de septembre 2003, en troisième année, suivre une option centrée sur la diffusion de l’optique dans les milieux industriels et plus particulièrement sur la diffusion en mécanique et dans les transports. Des recherches en relation directe avec le milieu industriel local accompagneront cette formation à St-Etienne.

Projet d'un nouveau bâtiment

Les locaux d’Orsay ne permettent plus à l’Institut de faire face au très fort développement de ses différentes composantes. Le doublement des effectifs des promotions de l'Ecole, en particulier, suppose que les élèves puissent disposer de surfaces plus importantes et mieux adaptées au contexte des nouvelles technologies. Or ces locaux, en raison de contraintes d’urbanisation, ne peuvent être agrandis. Reprenant un projet que Christian Imbert avait initié, André Ducasse, dans un contexte plus favorable, fait inscrire au Contrat de Plan Etat-Région 2000-2006 la construction d’un nouvel Institut d’Optique et obtient, pour une première tranche de travaux, 20 M€ avec une contribution de l'état et du Conseil Général de l’Essonne. La programmation de cette construction est lancée dés la fin de l’année 2000. Il est décidé qu’elle se fera sur le terrain d’un nouveau campus créé autour de l’Ecole Polytechnique à Palaiseau. Ce campus comprendra, outre les laboratoires de recherche de l’Ecole polytechnique et le nouvel Institut, des nouveaux laboratoires de recherche de Thales (TRT) et une nouvelle localisation pour une autre Grande Ecole, l’ENSTA. La période de construction sera longue. Le déménagement ne peut être programmé avant 2005-2006.